29 août 2009

Dolo-mythik

Ciao tutti!!!


J'aime découvrir...c'est le propre de mon métier. Je reviens tout juste d'une region démonique pour la grimpe : les Dolos...
Des "murs" à grimper partout!!! y'en a au moins pour quelques dizaines de vies...!!
Un accueil comme nous devrions prendre en exemple...certes, ces italiens peuvent etre un "chouilla" bruyant, voir crillards lorsqu'ils grimpent, mais tellements chouettes qu'on ne peut leurs en vouloir.
Ce petit "baroude" se voulait itinérant : affamés d'en decouvrir toujours plus; de rentrer conquis et heureux après chaques ascensions devait etre le fil conducteur du séjour.

Pour Fanny, fidèle compagnon depuis bientot 10 ans, c'est un enchantement de pouvoir aller grimper là-bas. Mon pote Fredo accompagné par Anne-Marie, nous rejoindra dans quelques jours pour aller fouiner ces massifs que nous allons traverser durant presque 2 semaines.
Pour l'heure, le point de rencart est la Brenta...1er massif rencontré depuis la maison, il est parfait pour poser les chaussons sur la dolomie et se mettre dans l'ambiance locale!
Le Basso...plus bas que les autres sommets qui l'entourent, campanile alto et la brenta alta, ce campanile là ne se dévoile qu'au dernier moment...presque je l'aurais loupé si je n'avais pas été attentif en montant au refuge Pedrotti!!!
A peine eu le temps de s'inscrire, que la birra grande a la spina est deja sur la table, et apres un bon casse-croute et une grasse mat' nous nous retrouvons le long de la via ferrata qui nous dépose dans la Bochetta del basso au depart de la voie normale.
Aujourd'hui ce sera la voie Preuss, parfaite pour Fanny elle permet de se familiariser avec le rocher, et d'apprivoiser la raideur de l'escalade; quelques tres belles longueurs, en caillou tout neuf malgré l'age avancé de cette itineraire, nous conduisent au sommet sans soucis.Demain, nous nous laisserons tenter par l'evidente ligne du dièdre Ferhmann...Ligne visuellement tres raide mais completement abordable en IV/IV+.

2 jours dans un massif passent tres vite, surtout quand le potentiel donne envie d'aller grimper tout ce qui est vertical...Mais nous devons redescendre, les Pale de San Martino nous attendent...Plus exactement la Cima della Madonna et le Sass Maor dont on a accès depuis le refuge di Velo perché sur son épaulement à quelques enjambées des premières voies. Nous nous attendions à trouver le refuge plein de grimpeurs, à faire la course le matin pour etre 1er au depart des voies, ou à defaut faire la queue en fin de longueur pour chopper une place au relais..!!

rien de tout ça, le secteur est incroyablement sauvage et ce sera un privilège de parcourir le spigolo Velo seuls. Le caillou y est DEMENT! sculpté à souhait, c'est le royaume des "clessidre" et autre curiosités naturelles. L'escalade déroule franchement; une réelle envolée enthousiasmante et gratifiante. La descente vite avalée sous les éclairs de plus en plus proches, nous poussons la porte du refuge avec les 1eres trombes d'eau.Ce soir, Fredo et Anne-Marie seront de la partie au refuge, mais pour l'instant ils doivent boire la tasse en traversant les torrents gonflés à bloc par ce déluge!!! Demain ce sera à eux de se faire plaisir dans le spigolo pendant que nous irons "bartasser" dans les 700 mètres de la voie Solleder en face sud-est du Sass Maor...Magnifique mur sauvage où la fameuse "nebbia" nous rattrapera après la traversée jaune, longueur clé de l'itineraire pour ouvrir la porte vers les diedres sommitaux. Ambience sur-réaliste surtout lorsqu'à 30 mètres de corde on se retrouve seul dans sa bulle de brume!!!Fantastique itinéraire pour finir dans ce secteur trés attachant. Merçi à Sebastiano et sa femme Beatrice pour leur accueil et conseils en or.

Ce soir nous redescendons tout les 4 dans la vallée, et la suite du programme se construit autour d'une envie forte : quel massif? Civetta ou Marmolada? La grande face sud de l'Ombretta nous titille depuis la France et la question ne se pose qu'à peine!!! C'est decider; demain nous montons à Falier...Fanny n'en croit pas ses oreilles, pouvoir grimper sur ce morceau d'anthologie est un privilège. Quant à fredo et anne-marie, toujours partante avec sa bonne humeur permanente, ils seront, bien-entendu, de la partie.Après la traditionnelle birra au refuge, nous montons deposer le matos à l'attaque de Don Quixote afin de reperer la 1ere des 25 longueurs de la voie; demain nous attaquerons de nuit pour avoir une chance de ne pas dormir dans la gare du télépherique...La 1ere partie de la voie est vite avalée et, 3h30 apres le depart nous grignottons un peu au bivouac de la vire mediane; nous sommes contents mais savons que le plus dur arrive, le rythme va ralentir...Le pilier sommital est de toute beauté et nous reserve quelques envolées où les casques vont tombés sous les combats répétés dans les longueurs les plus dures!!! Le sommet du pilier est là, juste après la superbe dalle suspendue à plus de 700 mètres au-dessus des prairies...La joie est intense, et après les félicitations habituelles du sommet, nous jettons la corde pour quelques rappels qui nous posent sur le glacier; ce sera le depart d'un sprint memorable pour chopper la derniere benne!!!Nous savourons cette belle croix sur le parking, accompagnés de quelques bières et sodas...encore BRAVO à Anne-Marie et Fanny pour leur efficacité durant cette ascension!!!

Une journée de repos-transition se veux obligatoire après cette 1ère partie de sejour; elle permet de se réorganiser et de programmer la suite...Où va t-on? Meme la "chistolle" de la veille ne nous embrume pas suffisamment le cerveau pour etre sûrs, fredo et moi, que nous fillons droit dans le Lavaredo!!!Et ni Fanny, toujours ultra-motiv' du haut de ses 63 étés, ni Anne-Marie et sa gaieté permanente ne "rochigne" la suite!!! d'autant qu'elle ( Anne-Marie ) vient d'acquerrir un nouveau casque, et souhaite vérifier si il lui protège toujours aussi bien la joue lorsqu'elle sort d'un "fight" avec une longueur!!!!!!!

Le refuge Auronzo doit nous accueillir pour 2 nuits (on lui preferera le ref. Lavaredo lors d'un prochain voyage...) , et plus que les voies à faire, notre principal soucis sera de "gruger" le péage de la route...véritable crux du sejour!!!

Nous nous en sortirons sans une égratignure!!...Notre dernier jour commun, avec fredo et anne-marie, se veut sur une voie moins soutenue; ce sera le spigolo Dibona à la Cima Grande. Jolie voie affichant tout de meme 650 mètres et un siècle d'existence.La descente arrivant à quelques encablures du refuge Lavaredo, on se devait d'y feter la fin de cette escapade commune...et anne-marie, déchénée, nous a appris ce que voulait dire : "et que la bière coule à flots"!!!
Un chouette moment ou meme fredo s'est improvisé une antenne du bureau des guides du valgau en plein sud tyrol!!!

Dernier matin; Anne-Marie et Fred nous quittent...Après toutes ces journées passées ensemble à tirer des longueurs de reve, le trou est immense...sensation trés particulière que de se retrouver seuls, Fanny et moi. Mais notre esprit est déja monopolisé par l'objectif du jour : La Cima Piccola et sa splendide voie du Spigolo Giallo.
Itinéraire estempillé Emilio Comici, remontant le sublime et raide éperon jaune; escalade géniale dans une ambience "suspendue". meme fanny, pourtant aguérie à ce genre d'exercice, se fera presque surprendre par l'aérien relais sur le fil du spigolo!!!Nous garderons un chouette souvenir de cette voie esthetiquement parfaite; comme toute les autres voies parcourues durant ce splendide sejour.


Un grand MERCI à la météo d'avoir été clémente avec nous...Spéciale dédicace à mon pote fredo et anne-marie pour son enthousiasme débordant!!!
Bravo à tous pour ces belles ascensions et tous ces moments de complicités sur les cimes ou....autour d'un verre!!!

Et merçi encore à toi fanny pour ta confiance

CIAO CIAO...!!























































































16 août 2009

Reine Meije


Ce soir, j'ai quitter mon did....son regard etait humide de bonheur, rempli de souvenirs et moments forts passés sur ces cimes de l'Oisans durant 2 semaines. La météo a été de la partie et nous a laissé libre court pour concretiser l'ultime acte 3 du sejour; il s'est deroulé sur le massif de la Meije...imposant, historique mais avant tout magique....



Pour mon did, la Meije c'est une histoire d'enfance : les vacances d'été à la Berarde, juste à son pied, lui ont probablement eveillées cette envie d'aller là-haut, et aujourd'hui c'est parfaitement préparé que nous remontons les enfetchores pour rejoindre le Promontoire et y passer une nuit paisible.



Notre tactique est une "grasse mat" puisque nous passerons la nuit suivante à l'Aigle. Quel bonheur d'entendre les cordées se "speeder" sur la terrasse du refuge à 4h30 pour etre devant dans le passage du crapaud...on apprécie que mieux la chaleur de la couette!!!

Il est un réel plaisir pour mon did de pouvoir decouvrir le moindre passage, la moindre prise de cette arete, accompagné par le soleil...





Le moteur chauffe vite à corde tendue, et nous rattrapons les cordées de queue que nous doublons sans difficultés...dalle Castelnau, Dos d'Ane et sa prise qui bouge, dalle des Autrichiens, pas du chat; tres vite nous nous retrouvons au pied du glacier carré. Plus haut, non loin du Cheval Rouge, un vent glacial nous rappelle à l'ordre, et c'est avec un méga-onglet que nous crispons les réglettes usées de la dalle pour nous hisser jusqu'au sommet.



Je connais bien l'effet que procure de poser sa main sur la vierge sommitale, surtout lorsqu'il s'agit d'une longue histoire...Mais pour l'heure, il faut "enquiller" les rappels, remettre les crabes, s'immerger dans l'ambiance rude du versant nord de la dent Zsigmondy avant de chevaucher toutes les dents de l'arete, d'un pas sûr et appliqué. Travail executer à merveille par mon did!!!




Un voyage hors du temps que nous savourons pleinement au refuge de l'Aigle accompagnés d'une bonne bière et d'un soleil qui se couche sous nos pieds!!...






Demain, en guise de récup' active, nous le verrons se lever depuis l'arete de l'Orientale que mon did avalera littéralement en une petite heure et demie depuis le refuge...Décidement la Meije te fait pousser des ailes!!!


Merçi de ta bonne humeur permanente et de l'immense respect que tu portes à ces sommets...ils te reserveront encore de beaux moments.